(Association Française des Investor Relations)
Le Balo est-il devenu has been ?
Eliane ROUYER - CHEVALIER : Le constat est simple : il y a aujourd’hui un empilement d’obligations de communication des entreprises, provenant des nouvelles réglementations notamment européennes. Les mêmes informations sont disponibles au travers de vecteurs différents et sous des délais également différents. Cette redondance est inutile, elle rend la communication financière moins claire et constitue une source de coûts supplémentaires pour les entreprises. Dans le cas d’Accor * par exemple, le coût total des diverses publications au Balo représente un budget d’environ 50 000 euros par an.
Il y a par ailleurs des éléments qui tiennent au fonctionnement même du Balo, en termes de qualité de service par exemple. Le fait de devoir adapter l’information financière au format précis du Balo entraîne des risques d’erreurs plus élevés, et un processus de relecture et de vérification supplémentaires.
A vous entendre, le fonctionnement du Balo est une aberration...
E.R-C: A l’heure de la diffusion électronique de l’information, le Balo ressaisit les informations transmises, ce qui constitue une source possible d’erreurs. Le temps de publication demandé ne coïncide plus avec les exigences de rapidité des marchés financiers, le Balo n’étant ouvert que 3 jours sur 5, source d’engorgement non compatible avec des exigences de raccourcissement des délais de publication. On est dans le domaine de la publication légale et non de la communication. Je vous donne un exemple révélateur. A la dernière publication, j’ai tenu au respect des caractères en italiques et des titres... cela nous a valu une semaine de retard.
Espérez-vous être entendus cette fois-ci et que demandez-vous ?
Nous soutenons, avec d’autres acteurs de la Place, l’initiative du Haut Comité de Place présidé par la ministre de l’Economie, pour plus de simplicité. C’est une démarche qui prône la diffusion d’une information utile dans des calendriers qui correspondent au rythme de la communication financière pour un public - en tous les cas pour les sociétés du CAC 40 - en grande partie constitué par des investisseurs étrangers.
A propos de l'auteur
Eliane ROUYER – CHEVALIER est directeur relations investisseurs et communication financière chez Accor

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