- Au cours des derniers mois, vous êtes intervenu à plusieurs reprises en faveur de l’adoption du langage XBRL . Existe-t-il un vrai besoin ?
François Meunier : Je considère effectivement qu’il s’agit d’un sujet important car un besoin de normalisation se fait sentir. Dans le cadre de leurs responsabilités, les directions financières manient un nombre important de données mais elles font encore face à de nombreuses ruptures de charge et l’utilisation de fichiers «Excel» reste fréquente en bout de chaîne. Même dans les sociétés où les systèmes d’information sont intégrés, les informaticiens doivent créer des passages informatiques. L’utilisation du langage XBRL - eXtensible Business Reporting Language, qui représente une étape supplémentaire par rapport à ce que pouvait apporter XML - Extensible Markup Language, est synonyme d’un potentiel d’économies considérable.
- Pourquoi la Coface est-elle particulièrement concernée par le sujet ?
Parce que la Coface (Compagnie Française d’Assurance pour le Commerce Extérieur) est à la fois consommateur et producteur d’informations. La production est un domaine complexe qui demande une grande rigueur. Nous apportons à nos clients une valeur ajoutée en retraitant les données, c’est-à-dire en travaillant sur le contenu. Par ailleurs, nous sommes preneurs de toute amélioration relative au contenant qui entraînerait une diminution des coûts de transport de l’information. Nous recherchons des formats fluides et souples.
- Dans ces conditions, pour quelles raisons certains acteurs demeurent-ils réticents ?
Il me semble que nous sommes face à un débat d’informaticiens. Je suis convaincu que le langage XBRL va dans le sens du progrès. Après XBRL 1, nous sommes passés à XBRL 2 qui permet désormais d’intégrer des données quantitatives et qualitatives. Cette norme n’est peut-être pas la meilleure mais elle peut servir les entreprises. Les moyennes sociétés sont certainement les premières concernées car elles gèrent plus de ruptures de charge que les grandes sociétés. Or, tout un ensemble de tableaux de bord performants peut s’appuyer sur ce langage support qu’est XBRL. C’est la raison pour laquelle la DFCG supporte le projet.

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