Labrador LE BLOG

ACTUALITÉS DE L'INFORMATION RÉGLEMENTÉE

Tous nos vœux de développement…durable pour 2012 !

La nouvelle année étant traditionnellement la période des vœux et des bonnes résolutions, nous vous présentons pour 2012 nos vœux de développement…durable ! Et pour donner un peu de contenu à ce souhait, voici comme nous vous l’avions promis en décembre, les résultats de l’étude qualitative réalisée pour nous par Sandrine L’Herminier, consultante, experte en communication responsable,  auprès de sociétés représentatives du CAC40 sur leur rapport Développement durable/Responsabilité sociale et environnementale. Il ne s’agit pas ici de distribuer des bons et des mauvais points, mais de tenter de dégager les tendances et les meilleures pratiques. Nous nous en tiendrons donc à des constats généraux et non nominatifs.

Une information  RSE hétéroclite à tous les niveaux

Autant le dire d’entrée de jeu, ce qui frappe en observant les documents publiés c’est le manque d’harmonisation dans la présentation mais aussi dans le contenu de l’information.

Sur la présentation : certaines sociétés utilisent le document de référence, d’autres le rapport d’activité ou un rapport ad hoc pour communiquer sur le sujet. Les intitulés varient autant que les supports : « Rapport de développement durable », « Rapport stratégie et développement durable », « Cahier de performance RSE » etc. Idem sur la taille des documents, qui s’échelonne de 72 à 232 pages selon les sociétés. Sans compter bien entendu les disparités de mise en forme, de contenu et de présentation des indicateurs.

Sur le choix du reporting : le référentiel le plus reconnu est celui du GRI (Global Reporting Inititive), mais son application n’est pas obligatoire en France. Les émetteurs ont donc tendance à suivre de manière plus ou moins fidèle les recommandations du GRI, ce qui contribue à l’hétérogénéité des données. Néanmoins, l’essentiel des groupes observés produisent une table de concordance avec le référentiel GRI.

Sur les indicateurs : Si les émetteurs fournissent des informations comparable d’un exercice à l’autre, certains groupes élaborent leurs indicateurs sur des données consolidées groupe quand d’autres préfèrent communiquer par branche d’activité. Le choix des grandes familles d’indicateurs varie d’un acteur à l’autre. Certains se focalisent sur 2 thèmes extra financiers, d’autres optent pour 6 thèmes extra-financiers. Enfin la présentation et le calcul de ces données diffèrent également d’une entreprise à une autre.

Sur les secteurs d’activité : Dans notre échantillon, 4 sociétés appartenaient à deux secteurs identiques. Or, sous réserve d’une analyse plus exhaustive, il semblerait que la comparabilité à l’intérieur d’un même secteur ne soit pas supérieure à celle observée entre des sociétés de secteurs différents.

Les groupes sont bien entendu conscients des limites de l’exercice, lequel semble pour l’heure davantage conçu comme un outil de communication que comme une véritable information destinée aux tiers, obéissant au même niveau d’exigence que l’information financière. Toutefois, on note l’apparition de bonnes pratiques. Par exemple, quelques sociétés soumettent leurs engagements à une auto-évaluation et indiquent quand elles n’ont pas atteint les objectifs qu’elles s’étaient fixées. On observe aussi quelques groupes qui publient leur note Vigeo (agence de notation extra-financière). Par ailleurs, la plupart des sociétés font valider une partie de leurs indicateurs par leurs commissaires aux comptes. Toutefois, les concepts d’ « assurance modérée » et d’ « assurance raisonnable » utilisés par les auditeurs gagneraient à être précisés.

Des données…peu exploitables pour les investisseurs !

Au final, les disparités observées nuisent à l’efficacité de l’information produite. Ainsi, pour évaluer la valeur immatérielle d’un groupe, les investisseurs institutionnels utilisent d’abord les données des agences de notation (43%) et les analyses des sociétés de gestion (39%) avant de s’en rapporter aux informations produites par les sociétés (28%)*. Et pour cause, ils jugent les informations extra-financières trop nombreuses et pas assez qualifiées, ce qui les rend à leurs yeux inexploitables…C’est d’autant plus regrettable que les investisseurs sont de plus en plus nombreux à considérer que les ratios financiers ne donnent qu’une vision limitée des risques susceptibles de fragiliser un émetteur. Ils attendent donc des entreprises une approche globale des risques intégrant les données RSE (environnement, ressources humaines, réputation, RH) que très peu d’entre eux sont capables de fournir à l’heure actuelle.

En pratique, cette étude révèle que pour satisfaire les attentes des investisseurs, il convient d’élaborer un véritable reporting spécifique de RSE, complété par les données relatives à la gouvernance, éventuellement enrichi d’un aspect corporate si l’émetteur le juge nécessaire. Sur la base des informations issues de cette analyse et avec l’appui d’experts de la RSE, Labrador a identifié les bonnes pratiques et structuré un modèle de rapport de développement durable que nous tenons à la disposition de ceux qui le souhaitent.

 

Andréa Bonhoure

 

Contact Labrador pour la RSE : Lé Quang Tran van : tranvan.l@labrador-company.com

 

*Sources : Novethic

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